Trois nouvelles

Pierre Loti

Je rassemble ici mes commentaires sur trois nouvelles de Pierre Loti, que j'ai lues sucessivement à peu près au même moment: "toilette d'impératrice", "une bête galeuse" et "rêve".

Toilette d'impératrice

Le narrateur entreprend la visite d'une ancienne résidence d'une impératrice japonaise, des siècles passés. Autrefois, pour accéder au sanctuaire, il fallait fournir maintes justifications et documents. De nos jours, ou plutôt à l'époque de la narration (c'est-à-dire, je suppose, la fin du XIXième siècle), des arguments sonnants et trébuchants suffisent.

Loin d'être quelque lourde parure d'or et d'argent, le précieux vêtement n'est que superposition de tissus très légers et fragiles, presque de gazes, aux teintes aussi légères et transparentes, partant presque en poussière. Mais d'une noblesse et d'un raffinement incontestables.

Si le précieux vêtement a traversé les siècles, il est probable, dit le narrateur, qu'il ne verra pas la fin de « celui-ci » (je ne sais s'il s'agit du XIXième siècle ou du XXième).

Une bête galeuse

Un chat ayant la gale, d'aspect peu engageant du fait de sa maladie, ne peut plus trouver aucun maître ni refuge. Le narrateur le trouve souvent devant sa porte. Il entreprend de lui porter secours et assistance, et même de le caresser, surmontant son appréhension.

Le félin se demande alors quelle rédemption il espère, pour ainsi prendre soin de sa piteuse personne.

L'illustration représente plutôt une princesse, car je n'ai pas trouvé d'impératrice.
 

Rêve

A travers un exemple, Pierre Loti nous invite à l'étrangeté du monde onirique. Il y a cette femme, d'une intimité très proche pendant le rêve, et à qui il ne peut donner aucun nom au réveil. De même pour les autres personnages, le lieu et l'époque. Avec cette impression de temps très long, où se passent beaucoup de choses, alors que, paraît-il, le rêve ne dure que quelques secondes. Au réveil, tout s'évanouit d'autant plus vite qu'on essaie de le prolonger.