La baie des perles noires

Heinz Günter Konsalik

Un aventurier décide de faire le n+1ième départ « en tout plaquant », sa carrière, son confort, etc. Il achète un rafiot à quelque brocanteur de marine et part « loin ».

Mais le rafiot rend l’âme assez rapidement et il se retrouve sur une île isolé du Pacifique, inconnue des cartes. L’île est tout de même habitée, et en principe sous juridiction de la Polynésie Française.

Les habitants sont des « sauvages » qui ignorent tout de la civilisation, et semblent menaçants, avec leur lances.

Mais ils finissent par l’adopter et lui présentent une habitation ayant été occupée par un blanc, un missionnaire, aujourd’hui décédé. Ils lui font comprendre ( car ils parlent une langue inconnue et difficile, et ne parlent pas l’anglais) qu’il doit prendre la succession de ce missionnaire disparu, occuper son habitation, revêtir sa soutane, et continuer son œuvre d’évangélisation, dont peuvent témoigner trois vieillards baptisés, qui font le signe de croix.

Il fait la connaissance d’une jeune femme très jolie, Tama’Olu, dont il se garde, dans un premier temps, de tomber amoureux, car, une femme, c’est « les ennuis qui reviennent ».

Puis… il ne s’en garde plus du tout. Un grand amour commence, mais il se demande comment le village va prendre cela, et notamment les trois frères de la jeune femme, avec leur lances…

Là encore, il est subjugué, on l’adopte, le chef du village consacre leur union. Les trois frères, loin de prendre ombrage, vont les aider à restaurer leur habitation.

Tama’Olu fait connaître à son compagnon et récent mari un endroit plus ou moins aménagé par l’homme, avec un enclos fait de noix de cocos vides flottantes, où vivent en semi-élevage des huîtres perlières, qui produisent de sublimes perles noires. Elle plonge pour en ramener quelques unes et lui montrer.

Il est subjugué et pense qu’elle coûteraient une fortune sur le marché occidental. Il les évalue à un certains nombre de dollars (il est américain) avec des zéros.

Il envisage d’en faire commerce, d’en ramener une grande quantité à Papeete, de les vendre, afin de faire connaître le progrès à l’île et, à Tama’Olu, ce que peut être la vie d’une femme moderne. Elle voit cela d’un très mauvais œil et pense qu’il ne va pas revenir, en dépit de sa promesse.

Pour monter ce deal, il doit s’acoquiner avec la pègre des perles de Papeete, et les ennuis commencent…